Communication & psychologie sociale

Introduction

Un peu de psycho dans la communication, pourquoi ?

Parce que la communication est, avant tout, une activité psychique d’interaction. L’être humain n’est pas un individu seul dans un monde qui lui appartient où il pourrait créer ses propres règles. Il est en permanence en interaction avec l’Autre. On met une majuscule à « autre », parce que cela suppose que la personne est différente de nous. C’est une idée qui peut paraître incongrue mais, pas tant que cela, en psychologie. L’idée que l’on puisse laisser une place à l’Autre n’est forcément une chose évidente et peut-être un point névralgique de la communication.

 

Question : mais de quelle psychologie allons-nous parler ?

Réponse : la psychologie sociale

 

Qu’est-ce que la psychologie sociale ?

Définition de la psychologie sociale :

À pour objectif de comprendre comment les individus se perçoivent et perçoivent les autres ; et aussi, comment ils se laissent influencer et influencent les autres ; s’entendent avec les autres

La psychologie sociale étudie la formation des premières impressions.

Rapidement pour certains chercheurs de psycho-sociale, cette discipline est une science… Pourquoi ? Quelle différence y a-t-il entre la psychologie sociale et le sens commun (croyances) ?

Elle propose une étude systématique et reproductible

  • Savoir moins subjectif
  • Plus cohérent
  • Mais pas infaillible (contrairement au sens commun qui n’aime pas être remis en question)

 

Elle a pour but de comprendre et d’analyse les processus cognitifs sociaux (c’est-à-dire les cognitions reliées au monde social ou l’interaction).

Note :

  • Les processus cognitifs sont des processus qui montrent comment notre mémoire, nos perceptions, nos pensées, nos émotions, notre motivation influencent notre compréhension du monde et guident nos actions.
  • Les processus sociaux nous apprennent comment les réactions de la part des autres, nous affectent. Par « nous affectent », on parle ici de notre capacité à penser, à exprimer nos impressions ou même d’entrer en action nos actions (la présence des autres et par extension les médias…)

 

Pourquoi est-ce important ou intéressant d’envisager cette matière ?

Tout simplement parce que la psychologie analyse la façon par laquelle nos pensées, nos sentiments, nos comportements sont influencés par la pensée imaginaire, implicite ou explicite des gens qui nous entourent. Ici nous pouvons prendre un exemple souvent entendu à l’université : « le prof a toujours raison et, ou il n’a jamais tort ». D’une certaine manière, les profs se jouent de nous à plusieurs niveaux.

 

Explication : être professeur c’est « automatiquement » être dans une représentation d’autorité. Mais cette autorité exprimée de manière écrasante peut (doit) généralement provoquer un sentiment de défaite, sentiment qui demande un changement. Ce changement, c’est la possibilité d’exprimer notre point de vue.

En imposant l’idée qu’il a raison, il impose explicitement l’idée qu’il pouvait, ne pas avoir raison. Ce qui pousse chacun d’entre nous, à nous questionner sur ce que le prof ou simplement la personne qui est en face de nous dit ( voir la vidéo sur l’effet Semmelweis).

Comme a pu le dire Moscovici en 1994, la psychologie sociale est une étude du « conflit entre l’individuel et le collectif ».

 

Petit Schéma n°1, qui résume l’idée de base de la communication :

 

Sujet (émetteur)        →            Objet (récepteur)

(Comment je réagis face à un objet)

Avec la psychologie sociale un nouveau regard sur l’interaction a été possible

Alter

↑                 ↑

Sujet   →         Objet

 

  • Réaction par rapport à Alter (nos croyances, ce qui veut dire notre expérience et le cumul de celles-ci ou comment un simple bruit de bois dans un mur devient la réincarnation de votre grand-mère qui communique avec vous)
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