Communication & développement

 

 

« L’individu est essentiellement social. Il l’est non pas par la suite de contingences extérieures, mais par la suite d’une nécessité intime. Il l’est génétiquement ». H., Wallon, 1946.

 

Comme dit dans différents articles sur le développement l’être humain est un animal grégaire comme le loup. Cela veut dire qu’il a besoin d’être en interaction avec un Autre. Vous pouvez reprendre cette idée dans mon articles sur le développement de l’enfant, que pour le bon développement de l’enfant, il faut une interaction particulière pour qu’il survive, soit minimum 20 minutes de blabla avec lui chaque jours. Le besoin d’attachement est donc une un besoin vital au même titre que se nourrir chez le nourrisson. C’est à partir de ce besoin que l’homme va commencer à entrer en interaction avec les Autres.

Argument qui peut y avoir en faveur d’une communication précoce avec l’Autre ;

  • L’extrême précocité de la sensibilité de l’enfant à autrui :
    1. Environs 35 heures après la naissance le bébé à la capacité de discriminer des pleurs humains d’autres pleurs.
    2. Ainsworth 
    3. Pour elle les pleures sont déjà un système de communication en soi. Par contre il faut comprendre celui-ci a double entré, c’est-à-dire que ne prend la valeur de communication qu’à partir du moment où la mère lui donne sens.
  • Les effets dévastateurs que peut avoir sur son comportement futur l’absence d’un autrui valable (voir hospitalisme…)

Quels sont les risques d’un manque d’interaction ?

Un manque de stimulation chez l’enfant aura un impact important sur sa capacité à appréhender le monde, c’est-à-dire :

  1. Si le substitut de la mère n’est pas « réactif » aux stimulations du bébé alors celui apprend ce qu’appelle : l’apathie (pour se défendre), ou encore l’indifférence. C’est deux éléments seront finalement perçus comme un retrait.
  2. Ce qui veut dire que la première communication ce doit d’être une réaction de la mère (ou son substitut) adéquate au stimulus du bébé.

Note sur l’éthique de la science :

  • Pour étudier le bébé ou l’enfant il faut pouvoir en science sociale le manipuler ou faire des expériences. Cela n’étant pas possible la plupart des expériences ont été faites sur les animaux (bébé singe). Est-ce que cela était plus éthique ?

Ce début d’explication nous amène à avoir une réflexion sur le besoin de s’identifier… qu’est-ce que veut dire s’identifier et être semblable ? Pourquoi a-t-on tendance à prendre les mêmes mimiques ou déformation de langage que les personnes avec lesquelles on passe le plus clair de notre temps ?

Les différentes expériences faites sur les animaux ont permis de découvrir qu’à la base de l’indépendance il y a l’attachement. Tout être ayant eu un attachement correct peut s’abandonner à l’aventure de la découverte du monde et de l’autre (expérience de Harlow). Dans les échanges avec les parents, il y a un élément important de « réévaluation » du monde. Il est souvent retransformé et remarché pour que celui-ci soit appréhendable pour le bébé et pour l’enfant par la suite (pensez aux abeilles pour parler de comment on fait les bébés). Par ailleurs des chercheurs comme Zajonc et Cottrell ont démontré qu’il y avait ce que l’on appelle dans la relation un « phénomène de facilitation social ». Ce phénomène explique que la relation bien établie avec le substitut maternel (ou la mère) permet à l’enfant de développer d’autre schéma de communication. Si la mère répond rapidement et en adéquation au pleur de l’enfant alors l’enfant va pouvoir développer d’autre système.

Conclusion :

 

« L’attachement n’est donc pas le résultat d’un étayage, d’un apprentissage, mais il répond au besoin primaire et aussi impérieux que la faim ».

(Zazzo, 1974)

 

 

 

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