livre à lire psychologie

Les lois fondamentales de la stupidité humaine

Les lois fondamentales de la stupidité humaine

De Carlo M. Cipolla

 

9 divans / 10, je vous invite à lire tout de suite

 

71 pages d’intérêt psycho-philosophique et économique sur la question de la stupidité. C’est un pamphlet rédigé en 1976, nous apprenons que l’auteur ne voulait pas être publié dans une autre langue que la sienne… Avec moins de chance s’il n’était pas devenu un best-seller, nous n’aurions jamais eu accès à ces lois.

 

Note de l’éditeur :

« Initialement rédigé en anglais, ce livre a été publié en 1976 en édition limitée et numérotée, chez un éditeur arborant le nom improbable de « MAD Millers », les Meuniers Fous.

L’auteur pensait que ce court essai ne pourrait être pleinement apprécié que dans sa langue de rédaction. Il refusa donc pendant longtemps de le faire traduire. Ce n’est qu’en 1988 qu’il accepta l’idée d’une version italienne, dans le cadre d’un volume intitulé Allegro ma non toppo, qui incluait également l’essai Le poivre, le vin (et la laine) comme facteurs dynamiques du développement socio-économique au Moyen Âge, d’abord rédigé en anglais et publié par Mad Millers pour Noël 1973.

Allegro ma non toppo est devenue un best-seller international. Pourtant, par une ironie que l’auteur de ces lois aurait appréciée, il dut attendre près d’un quart de siècle pour être publié dans sa langue de rédaction initiale : à l’automne 2011, l’éditeur italien Il Mulino faisait paraître en anglais, The Basic Laws of Human Stupidity. C’est ce texte original qui sert ici de base à la traduction Française »

 

L’intérêt de ce petit essai n’est pas plus de comprendre la stupidité de l’autre que la sienne, mais peut être tout simplement de se questionner sur « la question de notre temps », celui que l’on utilise et qui en fait perdre aux autres mais aussi à soi-même… Mais je vous laisse découvrir cette idée.

Pour l’auteur, « l’individu stupide est le type d’individu le plus dangereux » mais qu’est-ce que cela veut dire ?

Je vais ici vous raconter une petite expérience personnelle de 6 mois. Je me suis lancé il y a quelque année dans l’aventure du professorat de psychologie générale. C’était un souhait apparu lors de mes études, je voulais transmettre ce que j’avais appris et essayer de le faire avec passion. Parfois trop de passion ce n’est pas bon, de la même manière que pas suffisamment.

Avec humour j’ai voulu présenter la thèse aux étudiants de première année… Avec surprise cela n’est pas bien passé. La parole du prof c’est parole d’évangile et en allant plus loin d’identification. J’étais consterné !

Comment était il possible que le message soit interprété et non entendu. Lacan vous direz « il n’existe pas de communication ». La quasi-majorité de l’auditoire avait entendu que je les insultais de stupide. Avec le recul je comprends que l’inconscient collectif parlait. L’idée est qu’ils perdaient leur temps en cours de psycho, mais obligé par la politique de l’école il ne pouvait pas faire autrement que d’être présent et donc de me faire perdre mon temps en perdant le leur à ne pas s’intéresser.

L’enseignement d’une certaine manière a pris ce sens, il est devenu stupide, parce que les étudiants, les jeunes, et parfois leurs profs ne savent même plus pourquoi il faut apprendre et comment il faut apprendre.

J’ai fini par démissionner, en découvrant que j’étais stupide selon les termes de Carlo M. Cipolla et que l’on ne pouvait apprendre qu’une chose à l’autre c’était ce que nous ne savions pas nous-même…

 

Introduction (pour vous donner l’eau à la bouche)

 

L’humanité est dans le pétrin. Ce n’est pas une nouveauté, cela dit. Aussi loin que l’on puisse remonter, l’humanité a toujours été dans le pétrin. Le fardeau des soucis et des misères que doivent porter les êtres humains, comme individus ou comme membres de la société organisée, est à la base la conséquence de la manière hautement improbable, j’oserais même dire stupide, dont la vie fut vécue dès l’apparition de l’humanité.

Depuis Darwin, nous savons que nous avons des origines en commun avec les membres inférieurs du royaume animal ; les vers de terre comme les éléphants ont à supporter leur lot quotidien d’épreuves, d’ennuis de tracas. Les humains ont pourtant les privilèges d’en supporter une dose supplémentaire dont la source est un groupe d’individus appartenant à ladite race humaine. Ce groupe est beaucoup plus puissant que la Mafia, le complexe militaro-industriel ou l’internationale communiste ; c’est un groupe dénué de statut, sans structure ni constitution, sans chef ni président, qui réussi pourtant à fonctionner parfaitement à l’unisson, de telle sorte que l’activité de chaque membre contribue à amplifier et à rendre plus fort et plus efficace celle de tous les autres. Les pages qui suivent sont consacrées à la nature, aux caractères et aux comportements des membres de ce groupe.

Permettez-moi de souligner ici que ce petit livre ne saurait en aucun cas être taxé de cynisme ou de défaitisme, pas plus que ne pourrait l’être un ouvrage de microbiologie. Ces pages sont en fait le résultat d’un effort constructif visant à détecter, à connaître et peut-être à neutraliser l’une des plus puissantes forces obscure qui entravent le bien-être et le bonheur de l’humanité ».

 

Sommaire

Note de l’éditeur

Les mad milleurs au lecteur

Introduction

  1. Première loi fondamentale
  2. Deuxième loi fondamentale
  • Intermède technique
  1. Troisième loi fondamentale (qui est aussi une règle d’or)
  2. Distribution des fréquences
  3. Stupidité et pouvoir
  • Quatrième loi fondamentale
  • Macro-analyse et cinquième loi fondamentale

Appendice

 

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